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Trouble bipolaire et effet du cannabis

Cannabis en parler aux ados .Ce que les parents devraient savoir.Trouble bipolaire.Maniaco-dépressif.

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8/7/2008

Lithium, tout me parait terne et sans intérêt. !

 

Je reprends le boulot début janvier 1992, cela se passe bien mais mon élan vital diminue et à cause du Lithium, tout me parait terne et sans intérêt.

Ce n’est pas vraiment la dépression mais ma vie me parait bien monotone. Mon dynamisme interne est fortement émoussé.

En août, nous partons quinze jours en Italie chez les parents de Bilbo.

Séjour agréable même si je prends un peu de LYSANXIA (un anxiolytique) contre mes angoisses du TINORAN (un antidépresseur) en plus du FLUANXOL (neuroleptique) et du TERALITHE (sel de Lithium).

Fin octobre, il m’arrive un vrai coup dur : mon Papa est mort brutalement. Je ne m’en remettrais jamais mais c’est normal, je crois.

atacama_drylake Pendant ce temps, le docteur Séchier s’acharne à régler ma lithiémie mais, pour ceux qui connaissent un peu l’électronique, le lithium produit sur mon humeur un effet « condensateur de lissage ». Ma créativité artistique semble également avoir disparue. Plus envie et plus bon à rien en art plastique !

Je bois également énormément d’eau.

Puis début avril 1994, Mamy (ma grand-mère maternelle) rejoint Papa. Elle m’avait beaucoup aidé dans ma vie. Je l’adorais.

Ma tante et ma mère nous proposent gentiment d’occuper, avec Bilbo, l’appartement de Mamy moyennant un loyer modeste. Nous y passons des jours heureux même si dans la période Bilbo est souvent loin de moi, car, fonctionnaire maintenant, elle fait plusieurs stages et missions à Clermont-Ferrand puis à Paris.

Je prends encore de l’héroïne, de temps en temps, et fume beaucoup de haschich.

Le boulot me plait de moins en moins, mais « il faut bien bouffer ».

Le Docteur Séchier décide de me faire arrêter les neuroleptiques et de ne prendre que du Lithium. Cela se passe bien (pour le moment).

Nous nous marions, avec Bilbo, le 16 décembre 1995.

Nous partons en Thaïlande, en voyage de noce, en novembre 1996. Là-bas, à cause des lumières d’Asie, du dépaysement et surtout de l’absence de Neuroleptique, je fais une rechute.

 

Bilbo galère pour me ramener en France entier. Je me rappelle que nous avons appelé le Docteur Séchier à notre retour, le 20 novembre, et qu’il m’a fait hospitaliser jusqu’à Noël, car je ne pouvais vraiment pas rester seul, Bilbo étant alors en poste sur Paris.

Je reprends des neuroleptiques et toujours du Lithium.

L’épisode est douloureux et très angoissant. Heureusement, mes « denrées » du boulot viennent me tenir compagnie certains jours à l’hôpital à Bassens …

Je sors de la clinique, la veille de Noël.

 

témoignage :schizophrenia on 17.11.07 21:03

 

Le lithium le régulateur de l’humeur le plus couramment utilisé dans le traitement des troubles bipolaires. Il est efficace chez près des trois quart des patients maniaco-dépressifs. Le lithium est un simple élément qui fait partie du groupe des métaux alcalins comprenant aussi le sodium et le potassium avec qui il partage plusieurs propriétés.

Le mécanisme par lequel le lithium parvient à amoindrir autant les phases maniaques que les phases dépressives des troubles bipolaires est encore mal connu. Il pourrait altérer le transport du sodium à travers la membrane cellulaire et modifier ainsi la conduction nerveuse. Il augmenterait aussi l'activité du système sérotoninergique.

Il pourrait également agir sur un système de second messager dans le neurone post-synaptique. En effet, certains neurotransmetteurs, lorsqu’ils se fixent sur leur récepteur post-synaptique, déclenchent une cascade de réactions biochimiques, dont l’une implique le second messager phosphatidylinositol.

Le lithium inhiberait l’enzyme chargée de transformer l’inositol phosphate en inositol libre, d'où une accumulation d’inositol phosphate qui pourrait avoir de nombreux effets dans le neurone post-synaptique. 

La principale difficulté liée à l'utilisation du lithium demeure son dosage, qui doit être très précis pour minimiser ses effets secondaires pouvant aller de la nausée, la diarrhée, la perte d’appétit ou la soif à l’insuffisance rénale.

Il existe différentes marques de lithium (Cibalith-S, Eskalith, Lithane, Lithobid, Lithonate, Lithotabs) disponible en tablettes, capsules ou sous forme liquide.

Animation

Nous ressentons tous des changements d'humeur. Celà fait partie de la vie de tous les jours. Plusieurs facteurs peuvent affecter l'humeur: les évènements de tous les jours, le sommeil, le temps, les cycles physiologiques, etc…. Les troubles de l'humeur se distinguent des variations normales de l'humeur par leur intensité et leur persistence ansi que par la tendance à perturber l'individu dans son fonctionnement quotidien.

8/3/2008

Composition du médicament TRANXÈNE

Présentation du médicament TRANXÈNE

TRANXÈNE 5 : gélule (rose et blanc) ; boîte de 30.
Liste I - Remboursé à 65 % - Prix : 2,44 euro(s)., durée de prescription limitée à 12 semaines
TRANXÈNE 10 : gélule (rose) ; boîte de 30.
Liste I - Remboursé à 65 % - Prix : 3,69 euro(s)., durée de prescription limitée à 12 semaines
TRANXÈNE 20 : gélule (bleu et blanc) ; boîte de 28.
Liste I - Remboursé à 65 % - Prix : 5,82 euro(s)., durée de prescription limitée à 28 jours

Composition du médicament TRANXÈNE
   p gél  p gél  p gél
Clorazépate dipotassique  5 mg  10 mg  20 mg

Clorazépate dipotassique.

Dans quel cas le médicament TRANXÈNE est-il prescrit ?
Ce médicament est un anxiolytique (tranquillisant) de la famille des benzodiazépines.
Il est utilisé dans le traitement de l'anxiété lorsque celle-ci s'accompagne de troubles gênants (anxiété généralisée, crise d'angoisse...) et dans le cadre d'un sevrage alcoolique.

Contre-indications du médicament TRANXÈNE

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
   - insuffisance hépatique grave,
   - insuffisance respiratoire grave,
   - syndrome d'apnée du sommeil,
   - myasthénie.

tranxene_01 Attention : Utilisé seul, ce médicament n'est pas adapté au traitement des états dépressifs.
Une prise prolongée, surtout à doses importantes, de tranquillisants de la famille des benzodiazépines peut provoquer une dépendance. Ce risque de dépendance est accru chez les personnes ayant déjà présenté une dépendance à d'autres médicaments, substances ou à l'alcool.
L'arrêt brutal de ce médicament expose à un syndrome de sevrage : réapparition de l'anxiété, agitation, irritabilité, insomnie, maux de tête, douleurs musculaires, tremblements, hallucinations. Il faut donc s'entourer de conseils médicaux pour diminuer progressivement les doses et espacer les prises, sur une période d'autant plus longue que le traitement a été prolongé.
Une adaptation de la posologie peut être nécessaire chez les personnes âgées ou souffrant d'insuffisance hépatique ou d'insuffisance rénale.
Évitez les boissons alcoolisées : augmentation du risque de somnolence.

Ce médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes. Cette somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs. La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.

Interactions du médicament TRANXÈNE avec d'autres substances
Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez d'autres sédatifs (tranquillisants, somnifères, certains médicaments contre la toux ou contre la douleur contenant des opiacés, antidépresseurs, neuroleptiques...) ou en cas de traitement par la buprénorphine.

Grossesse et allaitement
Grossesse :

Ce médicament ne doit pas être utilisé sans avis médical pendant la grossesse. Les fortes doses au cours des 6 derniers mois sont déconseillées. En fin de grossesse, un traitement par benzodiazépine, même à faible dose, peut être responsable d'effets indésirables chez le nouveau-né : une surveillance médicale du nouveau-né est alors nécessaire pendant 1 à 3 semaines selon les cas.

Allaitement :
Ce médicament passe dans le lait maternel : l'allaitement est déconseillé.

Mode d'emploi et posologie du médicament TRANXÈNE
Ce médicament peut être pris pendant ou entre les repas.

Conseils :
Ce médicament vous a été prescrit dans une situation précise : ne le réutilisez pas ultérieurement sans avis médical et ne le conseillez pas à une autre personne.
La durée de prescription des anxiolytiques doit être la plus courte possible. Dans certaines situations, le traitement doit toutefois être prolongé. Il appartient alors au médecin de réévaluer périodiquement la nécessité de le poursuivre ou de l'interrompre.

Les tranquillisants ne sont pas la seule réponse à l'anxiété : une meilleure hygiène de vie, une consommation modérée d'excitants (y compris les boissons alcoolisées) permettent aussi de lutter efficacement contre l'excès de stress. Dans certains cas, une psychothérapie peut aider à lutter durablement contre l'anxiété.
La prescription des gélules à 20 mg doit être rédigée par le médecin sur une ordonnance « sécurisée » pour une durée maximale de 28 jours. Pendant cette période, aucune autre ordonnance de ce médicament ne peut être établie.

Source : http://www.medicaments-psy.fr/

3/12/2008

le supermarché du cannabis Maastricht

 

Belgique : Les maires belges en guerre contre le "supermarché" du cannabis prévu à Maas
Dans son superbe bureau de style baroque classique, les lustres en cristal tintent quand Gerd Leers s'emporte. Et il ne faut pas pousser le maire de Maastricht. L'évocation de la plainte déposée contre lui, devant la justice néerlandaise, par sept municipalités belges - flamandes et wallonnes réunies - met hors de lui ce démocrate-chrétien bon genre : "Ces responsables belges sont de purs hypocrites."

Source: Le Monde

cannabis~0 A quelques kilomètres de là, Marcel Neven, maire libéral de la commune wallonne de Visé réplique : "Leers tient des propos lamentables, lâches, sans scrupule." Désormais, c'est le tribunal administratif de Maastricht qui devra régler le différend. La première audience a eu lieu mardi 26 février. Au coeur des débats, le projet de construction d'un "supermarché de la drogue", à quelques centaines de mètres de la frontière. Le dossier empoisonne les relations dans ce bout de territoire enclavé où se côtoient Néerlandais, Allemands et Belges wallons et flamands.

M. Leers entend édifier un magasin de plus de 2 000 m², sur deux étages, avec un parking pour 700 voitures ; un "coffee-corner", où on vendra le cannabis que l'on trouvait jusqu'ici au Mississippi, au Smoky ou au Smurf, des établissements connus des 4 000 "touristes du joint" qui défilent chaque jour à Maastricht. Deux autres implantations sont prévues au nord et à l'ouest de la ville.

La politique néerlandaise de tolérance attire depuis longtemps tous ceux qui entendent contourner les interdictions légales en vigueur dans leur pays : Belges, Allemands, Français, voire Italiens, qui fréquentent en masse la quinzaine de coffee shops de la ville. Le chiffre d'affaires de certains de ces établissements s'élève à 400 000 euros par mois.

Le maire de Maastricht affirme avoir d'excellentes raisons pour réviser les implantations des points de vente. Il entend les éloigner des écoles et des zones habitées et réduire les "surconcentrations" d'accros au cannabis dans son centre-ville. Il veut aussi mieux contrôler les établissements, déjà soumis selon lui à une surveillance rigoureuse. Dix coffee shops ont perdu leur autorisation depuis 2002.

"HYPOCRISIE"

Désormais, le maire veut agir contre les "drug runners", des bandes criminelles et violentes qui repèrent les touristes étrangers bien avant la frontière et tentent de les orienter vers des points de vente clandestins, où l'héroïne, la cocaïne et le speed côtoient les drogues présumées douces.

La présence de ces revendeurs près de leurs communes inquiète les maires belges, soutenus par les provinces de Liège et du Limbourg et par les ministres fédéraux de la justice et de l'intérieur. Ils font pression sur les Néerlandais afin qu'ils cassent la décision du maire de Maastricht. En 2007, le premier ministre Guy Verhofstadt a écrit une lettre furieuse à son homologue, Jan Peter Balkenende. "Je suis soutenu par le gouvernement et mon conseil municipal, unanime", réplique M. Leers.

"Les Néerlandais croient qu'ils dominent le problème de la drogue mais leurs coffee shops n'ont fait qu'encourager la naissance de trafics qui leur échappent", s'énerve le maire de Visé. Marcel Neven évoque l'ampleur des saisies de drogues dures et la tentation accrue à laquelle seront soumis les lycéens de sa ville. Il récuse les études produites par les Néerlandais.

Celles-ci affirment que 13 % des jeunes Néerlandais seulement consomment régulièrement du cannabis, pour 17 % des Belges et 21 % des Français ; que la tolérance des Pays-Bas à l'égard des drogues douces limite le passage aux substances dures ; et, surtout, que c'est la politique répressive des pays voisins qui entraîne un afflux de clients vers les Pays-Bas.

"Les Belges disent à leurs consommateurs qu'ils peuvent avoir dans leur poche trois grammes de haschisch pour leur consommation personnelle. Mais où peuvent-ils les acheter, sinon aux Pays-Bas ?", interroge M. Leers. Il dénonce tout autant "l'hypocrisie des Français" : "Où est le résultat de leur politique ? Dans le renvoi des consommateurs vers les mafias qui les encouragent à prendre des drogues dures."

Les maires wallons et flamands somment Maastricht de respecter le code de "bon voisinage" évoqué dans les accords de Schengen. "Pure théorie, qui ne résout rien, réplique M. Leers. Ici, j'ai affaire à quatre pays ou régions, qui appliquent tous des règles différentes en matière de drogue. C'est cela le vrai problème."

Source:http://www.cannaweed.com/

3/11/2008

La thyroïde, le psychisme et les émotions

 

Sommaire d'un exposé présenté au Chapitre de la région Kitchener-Waterloo, le 27 octobre 1984

Les troubles psychiques qui accompagnent l'hyperthyroïdie et l'hypothyroïdie, les deux affections thyroïdiennes les plus courantes, imitent les maladies mentales. Les personnes dont la glande thyroïde est hyperactive peuvent montrer les signes suivants : anxiété et tension marquées, labilité émotionnelle, impatience et irritabilité, distractivité, sensibilité exagérée au bruit, ainsi qu'une dépression fluctuante accompagnée de tristesse et de problèmes de sommeil et d'appétit. Dans les cas extrêmes, elles peuvent paraître schizophrènes, perdre le sens de la réalité, délirer ou avoir des hallucinations. En revanche, une fonction thyroïdienne déficiente peut entraîner progressivement une perte d'intérêt et d'initiative, un ralentissement du processus mental, une mémoire défaillante pour les événements récents, une perte d'éclat et de vivacité de la personnalité, une détérioration intellectuelle générale, de la dépression à tendance paranoïaque et, éventuellement, la démence et des séquelles permanentes sur le cerveau si la maladie n'est pas traitée. Dans les cas de chacune de ces conditions, certaines personnes ont été mal diagnostiquées, hospitalisées pendant des mois, et traitées sans succès pour une psychose.

thyroidLa détection du problème thyroïdien se complique du fait que tout le monde ressent jusqu'à un certain point de l'anxiété et de la tension, que beaucoup de symptômes thyroïdiens ressemblent à ceux d'autres maladies, et que l'hypothyroïdie en particulier se développe insidieusement sur une période assez longue. Cela dit, négliger de considérer la thyroïde comme cause du problème peut avoir des conséquences graves. Il est donc très important pour le médecin d'explorer à fond cette possibilité et de faire passer les tests de fonction thyroïdienne qui, de nos jours, sont relativement simples. Lorsqu'on entreprend le traitement thyroïdien approprié, la réaction générale est assez favorable. La vitalité revient et le processus mental redevient efficace. S'il reste un fond de difficultés émotives, il peut ne pas être associé à la glande thyroïde mais à d'autres aspects de la vie.

La question suivante se pose : comme la thérapie à l'hormone thyroïdienne est tellement bénéfique aux patients qui souffrent de dépression associée au mauvais fonctionnement de la thyroïde, profiterait-elle également à ceux dont la fonction thyroïdienne est normale ? La réponse n'est pas encore claire, bien que l'hormonothérapie ait aidé certains malades pour qui les antidépresseurs restaient sans effet.

Le rapport entre le stress et la thyroïde n'est pas évident non plus. Le nombre de personnes qui mentionnent avoir vécu des situations particulièrement stressantes avant l'installation de l'hyperthyroïdie semble favoriser la théorie que le stress en est une cause déterminante, tandis que d'autres peuvent traverser des bouleversements semblables sans contracter de maladie thyroïdienne. Certains individus y sont peut-être prédisposés. D'un autre côté, on pourrait argumenter que la maladie elle-même, avant la manifestation des symptômes, contribue à la situation de stress.

Le médecin doit prendre soin de vérifier l'état de la thyroïde dans les cas où des médicaments psychiatriques doivent être pris pendant une longue période. Le lithium, couramment utilisé pour stabiliser l'humeur et traiter les personnes maniaco- dépressives, peut causer l'hypothyroïdie, particulièrement chez les femmes d'âge moyen qui sont le plus susceptibles d'en être atteintes. Par contre, l'hypothyroïdie peut provoquer la dépression, le trouble même que le traitement devrait soulager.

Les affections thyroïdiennes et les troubles mentaux

Sommaire d'un exposé présenté au Chapitre de la région métropolitaine de Toronto, le 11 juin 1984

Le lien entre la psychiatrie et les affections thyroïdiennes a retenu beaucoup d'attention pour les raisons suivantes :

Les affections thyroïdiennes, comme l'hyperthyroïdie et l'hypothyroïdie, peuvent s'accompagner d'anomalies mentales importantes.
Les hormones thyroïdiennes ont été utilisées pour traiter certains états psychiatriques.
Certaines drogues utilisées pour le traitement de certaines maladies mentales peuvent avoir un effet sur la glande thyroïde.

Anomalies mentales et affections thyroïdiennes

Hyperthyroïdie

L'attention des chercheurs s'est portée sur le rôle éventuel du stress ou des troubles émotionnels dans le déclenchement de l'hyperthyroïdie. Bien que cette maladie puisse survenir à la suite de quelque bouleversement émotionnel ou événement stressant, il est possible que le bouleversement émotionnel qui a précédé la maladie ait été le sous-produit du stade initial de l'hyperactivité thyroïdienne, avant même que le tableau clinique de la maladie ne devienne manifeste. De même, la constitution psychologique des personnes qui contractent la maladie a fait l'objet d'études poussées sans toutefois aboutir à un consensus acceptable sur les descriptions qui ont été données des diverses personnalités. Je crois personnellement que le rôle des facteurs de personnalité a été exagéré.

 Les troubles psychologiques sont très courants en présence d'hyperactivité thyroïdienne et peuvent faire partie du tableau clinique initial.

anxiété et tension marquées
labilité émotionnelle
irritabilité et impatience
distractivité
sensibilité excessive au bruit
dépression fluctuante

Des troubles mentaux plus graves qui accompagnaient habituellement les «crises thyroïdiennes», telles que les accès graves de psychose, de délire et de fièvre sont rares de nos jours grâce à une meilleure détection de la maladie et à la disponibilité d'un traitement efficace.

D'une manière générale, les perturbations psychologiques se règlent de façon satisfaisante avec le traitement adéquat de l'hyperactivité thyroïdienne.

Hypothyroïdie

Comme l'hypothyroïdie s'installe ordinairement lentement et qu'au début les plaintes sont souvent mineures, vagues et de nature diffuse, il n'est pas étonnant qu'on manque initialement le diagnostic. Toutefois, les changements physiques qui tardivement accompagnent la maladie sont caractéristiques : peau sèche et rugueuse ; teint pâle et bouffi ; chute des cheveux ; changement de la voix ; diminution de l'appétit, etc.

Les symptômes psychologiques sont communs et très manifestes au moment où le patient consulte un médecin. Il n'est pas rare que les perturbations psychologiques constituent les principaux symptômes dont se plaignent les patients et qui les amènent d'abord chez le psychiatre :

ralentissement marqué de tout le processus mental
perte progressive d'initiative et d'intérêt
défaillances de la mémoire
idées souvent confuses
détérioration intellectuelle générale
dépression à tendance paranoïaque
psychose organique
Dans les cas graves non traités, le résultat ultime peut être l'aliénation mentale. C'est dire toute l'importance du dépistage précoce et du traitement.

Usage d'hormones thyroïdiennes dans le traitement de la maladie mentale

On prétend que dans le traitement d'une dépression non associée à un dérèglement thyroïdien, l'addition de thyroxine peut hâter et accroŒtre les effets des médicaments antidépresseurs. On a également trouvé que la thyroxine était bénéfique dans le traitement d'une affection rare appelée «catatonie périodique», où le patient alterne périodiquement entre les états d'apathie et d'immobilité et d'agitation marquée.

Effets des médicaments psychiatriques sur la glande thyroïde

On a découvert que le lithium, médicament d'élément naturel utilisé avec succès dans le traitement de la maniaco-dépression et pour en prévenir la rechute, produisait un état d'hypothyroïdie chez certains patients. Cet effet secondaire n'est toutefois pas universel et ne survient qu'après un usage prolongé. Les femmes d'âge moyen semblent être plus vulnérables à cette complication. Ce fait souligne l'importance de surveiller régulièrement la fonction thyroïdienne durant un traitement au lithium sur une longue période.

En conclusion, une perturbation de la fonction thyroïdienne peut s'accompagner de troubles psychologiques qui peuvent s'apparenter aux syndromes psychiatriques. Par conséquent, on ne saurait trop insister sur l'importance du dépistage et du traitement précoces de l'affection thyroïdienne, de même que sur l'attention à apporter à l'état émotionnel et psychologique du patient.

Source: http://www.thyroid.ca/

 Complement

Copyright © 1984 Thyroid Foundation of Canada/La Fondation canadienne de la Thyroïde.

3/8/2008

Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis est en rupture de stock

 

Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis est en rupture de stock. Ceci en raison d'une grande sécheresse en été 2005 - Certains esprits rieurs y voient une des causes de la montée des violences dans les banlieues, désormais sans sédatifs. La libéralisation des drogues douces est un des thèmes porteurs d'une certaine gauche. A l'inverse la diabolisation du cannabis est plutôt le fait d'une certaine droite. Ci dessous des extrait d'un texte assez révélateur.

Document extrait du numéro 2 de la Revue des Etudiants Alsaciens "R.E.A.'lismes", U.N.I.-Strasbourg.

L'usage du cannabis chez les adolescents, un véritable fléau social
Par Charles SIMON, Commissaire Divisionnaire Honoraire-
Il est difficile de dissocier la drogue de l'insécurité. Il apparaît donc souhaitable, en préambule, de dresser un bref tableau de l'insécurité en France. La drogue fait partie de la vie quotidienne des délinquants. Elle représente parfois leur principale source de revenus et c'est souvent à cause de la dépendance qu'elle entraîne que sont commis les crimes et délits. Il convient aussi de mettre un peu l'accent sur les difficultés de l'institution judiciaire face à l'insécurité et sur l'illettrisme, l'une des principales causes de la violence et de l'usage des drogues douces au sein de l'école.

I - Bref tableau de l'insécurité en France
L'insécurité n'est pas tout à fait celle que nous exposent les journaux et la télévision, car elle est filtrée par les autorités et aseptisée par les organismes de presse qui ne communiquent que de rassurantes statistiques, en deçà de la réalité. Il a fallu la dernière campagne aux élections présidentielles pour que soit dressé devant l'opinion publique un état des lieux sans complaisance de l'insécurité. Ce fut l'occasion d'expliquer ce qu'est réellement la délinquance et de proposer des solutions efficaces. Trop souvent les médias ont tendance à parler de façon objective de l'insécurité que lorsqu'il y a du sensationnel : banlieues à feu et à sang - tueries - embrasements de voitures - viols collectifs - affrontements entre bandes et forces de l'ordre. L'inflation de la délinquance donne le vertige. Il n'y a pas de petite délinquance mais une délinquance de masse omniprésente dans les villes, les transports, les campagnes et les écoles. …

II - La consommation de CANNABIS chez les adolescents
La France est le premier consommateur de tabac, de vins, de médicaments et de CANNABIS en Europe. La nomenklatura parisienne branchée, célébrée par les médias, fait croire à notre jeunesse que c'est la mode de se droguer avec des drogues dites « douces ». Pour de nombreuses vedettes du spectacle et pour certains élus, fumer un joint est un gage de modernité. . Depuis 25 ans, les médias sont inondés de leurs discours en faveur du libre usage de la drogue douce, alors que les tenants d'une société anti-drogue sont censurés. Un véritable lobby de la banalisation du CANNABIS est instauré, comparable à celui de la banalisation de la délinquance.

4) Présentation du CANNABIS
Le cannabis appelé aussi chanvre indien est une plante dont le produit actif est utilisé pour ses effets psychotropes. Il est utilisé sous trois formes :
L'herbe ou Marijuana qui a l'apparence du thé (mélange de feuilles et de graines de cannabis séchées)
La résine de haschisch (conglomérat de poudre de feuilles de cannabis et de résine), substance dure de couleur brune, présentée sous forme de plaquettes ou barrettes.
L'huile. La résine est de loin la plus consommée. Elle se fume mélangée à du tabac (1/3 de gramme de résine pour une cigarette appelée joint, shit ou pétard). Le Maroc est actuellement le premier producteur mondial de cannabis. En France, 7 à 800 000 personnes consomment quotidiennement du cannabis. 9 millions en ont déjà consommé 1 fois - 2,7 à 3 millions en fume 2 à 3 fois par semaine.

5) Les dangers du CANNABIS
Le Docteur LOWENSTEIN, spécialiste de la drogue, a mis l'accent tout récemment sur la consommation du cannabis chez les adolescents qui devient très préoccupante. Selon lui, l'usage du cannabis de ces derniers devient de plus en plus précoce et intensif : « On voit des gosses de 12-13 ans qui fument 20 à 30 pétards par jour. Beaucoup trop d'adolescents font un usage de cette drogue douce qu'est le cannabis ». Il convient donc de parler avant tout des effets et des conséquences du CANNABIS sur la santé et le comportement des adolescents. Contrairement aux adultes, ils n'ont pas suffisamment de maturité et de ressorts psychologiques pour maîtriser leur consommation, surtout s'ils consomment précocement.

Pourquoi devient-on consommateur ?
Les motivations poussant un adolescent, même averti, à fumer du cannabis sont nombreuses : la curiosité, le goût de l'aventure, le mal de vivre, la transgression de l'interdit, l'influence des copains, l'occasion de se retrouver en bande. Mais la raison qui prime sur toutes les autres, bien qu'on la nie souvent, est le plaisir.
Les effets positifs
Euphorie - relaxation - suppression du stress - surestimation de soi - bonne humeur - rêverie - sensations auditives et visuelles exacerbées - joie intérieure - facilité d'élocution - sympathique complicité avec les copains.
Les effets négatifs
A court terme : Somnolence - abattement - trouble de la mémoire immédiate - dépréciation de la réalité - manque de coordination des mouvements - tremblements - altération plus ou moins importante de certaines performances intellectuelles et psychomotrices - irritation de l'œil - bouche desséchée -augmentation du rythme cardiaque. A plus long terme : perturbation du tube digestif - bronchite chronique, asthme - :risque de cancer des poumons multiplié par 4 ou 5 - hallucinations - sentiment de persécution - excitation suivie de dépression - risque de psychose maniaco-dépressive - envie suicidaire - diminution très marquée des réflexes et de la concentration ainsi qu'une perte des notions des distances et de temps (accidents de la route).
Selon des études scientifiques récentes, l'usage régulier de cannabis pourrait entraîner une perturbation de la fertilité masculine. Pour se donner bonne conscience, certains consommateurs affirment que le cannabis est plus un médicament qu'un stupéfiant. En fait, il est utilisé dans des cas limités et biens précis : traitement du glaucome ; atténuation des effets secondaires de la chimiothérapie ; traitement des affections liées au Sida.

6) Conséquences de l'usage du cannabis sur la comportement des adolescents
Tous les adeptes de la banalisation et de la légalisation des drogues douces affirment que le cannabis serait moins dangereux que l'alcool, le tabac et la route qui tuent chaque année en France respectivement 60 000, 50 000 et 6 000 personnes. En effet, on ne parle pas des décès consécutifs à la consommation des drogues. Il est vrai que l'héroïne, la cocaïne, le crack, l' ecstasy, sont plus dangereux en terme de santé. Mais il est tout à fait intolérable que personne n'ait le courage de mettre l'accent sur les effets graves du cannabis sur notre société, en ce sens que cette drogue a des conséquences dramatiques sur le comportement de nos jeunes fumeurs de joints qui ne sont plus en mesure d'affronter efficacement le monde des adultes.
Combien de médecins généralistes sont-ils aptes à dialoguer avec des parents pour diagnostiquer si leur enfant est consommateur régulier de cannabis, en fonction des signes ou symptômes suivants :
Résultats scolaires en régression du fait surtout de la perte de la mémoire immédiate,
Pouffées de rire sans raison,
Somnolence et un certain abattement ce qui conduit à la paresse et à une répugnance à apprendre ses leçons,
Difficulté à se concentrer au cours des conversations,
Volubilité et euphorie inhabituelles,
Nervosité et forte irritabilité quand il reprend contact avec la réalité après dissipation totale du produit,
Oublis spontanés (arrivé à la cuisine, il ne se souvient plus qu'il est venu chercher le sel),
Retards au retour de l'école et absences du domicile beaucoup plus fréquentes, surtout en soirée et le week-end,
Yeux irrités et regard vitreux. Davantage sujet aux bronchites,
Changements fréquents d'humeur,
Besoins d'argent plus prononcés (il sollicite souvent toute la famille, notamment les grands-parents).
Bien sûr, ces symptômes sont plus ou moins prononcés en fonction des individus, mais lorsque plusieurs d'entre eux sont réunis, on se trouve en présence d'un fumeur de joint. Il appartient alors aux proches de ce fumeur surtout de ne pas s'affoler et de prendre toutes dispositions pour qu'il soit éloigné pendant quelques temps de son environnement (bande de fumeurs) pour un voyage familial, etc... Tout rentrera dans l'ordre si le diagnostic est fait suffisamment tôt. L'adolescent, privé de sa dose, éprouvera de la nervosité, souffrira d'insomnie, peut être même s'inventera des douleurs physiques mais au bout de quelques jour et à conditions de trouver une occupation, il oubliera sa passion. Les parents doivent savoir aussi que la théorie scientifique selon laquelle un fumeur de cannabis est un futur héroïnomane est complètement fausse. Le jeune fumeur de joint viendra à 1'héroïne parce qu'il aura cédé aux sollicitations d'un revendeur de cette drogue et non pas par état de manque de son organisme.

7) Effets pervers du CANNABIS sur la Société
Il faut être bien conscient que la consommation régulière de cannabis va conduire nos jeunes fumeurs à la désocialisation, à l'échec scolaire et, plus tard, à l'échec professionnel. Beaucoup deviendront une charge pour notre société. L'adolescent consommateur de cannabis se distingue tout d'abord par un manque de volonté caractérisé. A tous ses camarades ou amis qui lui conseillent d'arrêter de fumer, il répondra invariablement « ne vous inquiétez pas car je peux m'arrêter quand je veux », mais, en fait, il continue. Il va se brancher sur le plaisir que lui fournit le joint et vivre l'instant présent au mépris de l'avenir. Sa règle d'or est« remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même ». Peu à peu il va se déconnecter de la réalité. La tendance à la somnolence, la diminution des réflexes, la distorsions de la perception de l'espace et du temps, vont constituer un sérieux handicap dans sa vie de tous les jours (beaucoup abandonnent les activités sportives et culturelles). A titre d'information, cette expérience scientifique aux USA : on a demandé à une dizaine de pilotes de chasse de fumer un joint de cannabis. 24 heures après sur des simulateurs de vol, aucun d'entre eux n'a été capable de poser son appareil normalement sur la piste alors que cette manœuvre ne présente pas de difficultés majeures. Beaucoup d'adolescents en mal de vivre cherchent à s'identifier à un groupe pour se rassurer face au monde d'adultes qu'ils appréhendent. Plutôt que de s'intégrer dans un club sportif ou autres associations, le jeune fumeur de joint va rechercher des liens sociaux avec un groupe de fumeurs. Dès lors, plutôt que de se concentrer sur ses études, il va avant tout se préoccuper de rejoindre « la bande », d'obtenir la drogue et l'argent pour la payer (1,20 euros le joint). Peu à peu, il se marginalise de la famille pour s'identifier à une bande qu'il retrouve dans des lieux tels que : caves, squares déserts, abribus, bâtiments désaffectés, domicile de parents absents. Inévitablement, il va se trouver en contact avec certains adolescents plus âgés qui sont déjà prédélinquants ou délinquants (racket, vols avec violences, violences sexuelles, trafic de stupéfiants, recel. . .). Il court alors le risque d'être entraîné dans la délinquance et, ce qui est le plus fréquent, d'être sollicité pour consommer de la drogue dure (héroïne). Avec la bande, il s'habituera incontestablement à associer la consommation de cannabis à celle de l'alcool (bières et alcools forts), voire même de médicaments. Il est alors aisé de comprendre que .1'usage de cannabis et la délinquance sont étroitement liés. Pour trouver l'argent nécessaire à sa consommation personnelle (1 à 5 joints par jour par exemple), l'adolescent sera tenté de s'adonner à un petit trafic de cannabis (revente) ou à se faire le complice de petits délinquants (vol de scooter, autoradio, etc…) quand la famille ne peut pas subvenir à ses besoins financiers. Pour mieux comprendre les effets pervers du CANNABIS sur le comportement des adolescents et sur la société, il est bon de rappeler ce qu'est l'adolescence. L'adolescence est l'âge où on structure sa personnalité. Elle est une marche vers la maturité physique et intellectuelle, une période où l'on muscle son corps et où l'on se forge des ressorts psychologiques. C'est l'âge aussi où on trouve son identité. Pour traverser avec succès cette phase critique, il faut de la volonté, de la motivation, de la sérénité, de l'optimisme. Bref, il faut mettre tous les atouts en jeu. Hélas, l'usage régulier de cannabis tue tous ses atouts. Dans notre civilisation actuelle, l'adolescent éprouve de grandes difficultés ce qui n'était pas le cas voici trois ou quatre décennies, en raison de phénomènes nouveaux : drogue, chômage, sida, divorce, régression des valeurs morales, société en permanente mutation, ... Alors que la « vie est devenue un combat » selon un terme de plus en plus usité, le jeune va se sentir désarmé et déstabilisé pour affronter la vie d'adulte, c'est à dire la vie active. L'avenir lui devient indéchiffrable. Il ne faut donc pas s'étonner si de nombreux adolescents, ne bénéficiant pas d'un environnement sain ou d'autres circonstances favorables, adoptent des comportements répréhensibles ou à risques tels que l'usage du cannabis pour fuir une réalité insupportable. Dans le monde de la drogue, c'est à dire au sein du clan de fumeurs, il va devenir indifférent aux valeurs sociales en cours et aux standards culturels. Parfois, il pourra même les contester violemment. Il remettra en cause le sens du travail et le sens de l'effort. Il perdra tout esprit d'indépendance et à chaque contrariété ou difficulté, plutôt que de prendre sur soi, il augmentera la consommation et n'hésitera pas à utiliser d'autres artifices tels que l'alcool et les médicaments. Il est bien évident que la plupart des adolescents qui pratiquent un usage dur de la drogue douce qu'est le cannabis sont prédisposés à l'échec scolaire, à la désocialisation, puis à l'échec professionnel. Un certain nombre d'entre eux deviendront délinquants. Beaucoup verseront dans l'alcoolisme et la dépression, ou seront victimes d'accidents psychiatriques. Ils constitueront une charge pour notre société.

3/6/2008

Votre enfant fume du cannabis ?

 

Des signes évocateurs

danger Selon Pascal Hachet, des indices multiples peuvent conduire peu à peu les parents à faire l'hypothèse d'une consommation de cannabis : des pupilles dilatées, des difficultés à se lever le matin, des résultats scolaires en baisse, une augmentation de l'appétit, une dilapidation de l'argent de poche... Mais comment réagir lorsque des éléments de certitude ont été rassemblés ? Pour le psychologue, les réactions impulsives, comme renier l'adolescent en tant que fils/fille, lui demander de quitter la maison, le battre ou le dénoncer à la police, sont à proscrire. De même les attitudes laxistes (se montrer indifférent, banaliser le cannabis...) ne constituent guère une bonne solution. "A mon sens, la conduite à tenir est de favoriser une discussion calme autour du cannabis et de son usage, en faisant preuve d'ouverture d'esprit et en énonçant clairement que si la consommation est le signe de difficultés, ses proches sont prêts à l'écouter et à rechercher des solutions avec lui. Il s'agit aussi de poser des interdits sur certains points et faire preuve de souplesse sur d'autres : par exemple lui interdire de consommer du cannabis et lui demander des comptes sur l'utilisation de son argent de poche, mais ne pas l'infantiliser et le poursuivre de sarcasmes".

Les points écoute

Pour aider les adolescents vivant un certain mal-être ainsi que leurs parents, les associations d'aide aux toxicomanes se sont dotées, depuis 1996, de structures clairement préventives : les points écoute. L'une des principales hypothèses de travail de ces établissements est qu'une intervention psychoéducative de soutien et de conseil aux adolescents empêcheraient dans certains cas l'émergence d'une toxicomanie, surtout lorsqu'ils sont consommateurs de cannabis. Comment entrer en contact avec ses antennes ?

Voici quelques adresses (répertoriées plus largement dans l'ouvrage de Pascal Hachet) :

- Point écoute Grica (Bordeaux)
Tél. : 05 56 44 50 99

- Point écoute le Tamarin (Creil)
Tél. : 03 44 64 12 53

- Point écoute Espoir Mare rouge (Le Havre)
Tél. : 02 35 54 26 55

- Point écoute ARPEJ (Lille)
Tél. : 03 20 53 75 57

- Point écoute SOS drogue international (Marseille)
Tél. : 04 95 05 35 95

- Point écoute SOS drogue international (Montpellier)
Tél. : 04 67 60 84 46

- Point écoute Odysée (Nancy)
Tél. : 03 83 32 00 13

- Point écoute SOS drogue international (Nice)
Tél. : 04 92 04 05 77

- Point écoute Parenthèse (Paris 14)
Tél. : 01 43 95 08 08

- Point écoute Dédale (Paris 17)
Tél. : 01 55 30 07 01

- Point écoute Espoir Goutte d'Or (Paris 18)
Tél. : 01 42 62 55 12

Les narcotiques anonymes

Source: http://www.psychonet.fr/

Consommation de cannabis et comorbidité psychiatrique

 

Environ 22 % des 18-30 ans ont présenté au moins une fois au cours de leur
vie un trouble lié à l’utilisation de substances illicites et un peu moins d’un
tiers d’entre eux ont présenté une comorbidité avec des troubles dépressifs ou
anxieux s’étant manifesté avant l’âge 20 ans. De plus, trois sujets sur quatre
présentant une comorbidité psychiatrique rapporte que l’abus de substance a
démarré avant d’autres troubles psychiatriques. On estime que 50 % des
patients consultant en psychiatrie présentent une conduite addictive. Le
trouble des conduites et le trouble de la personnalité de type antisocial sont
depuis longtemps associés au diagnostic de troubles liés à l’utilisation de
substances illicites. Il est généralement admis que les deux tiers des patients
présentant un trouble de la personnalité recoivent également un diagnostic de
trouble lié à l’utilisation de substances psychoactives.
Troubles des conduites alimentaires
La consommation abusive d’alcool ou d’une autre substance psychoactive est
fréquente dans l’évolution de la boulimie (Flament et Miocque, 1997). Après
les troubles dépressifs, elle représente le deuxième diagnostic le plus souvent
associé aux troubles des conduites alimentaires (TCA). Le tableau 5.I résume
les principales études sur la prévalence de l’abus ou de la dépendance au
cannabis chez des sujets présentant un trouble du comportement alimentaire.
La diversité des résultats rapportés doit être analysée en tenant compte de
l’hétérogénéité des populations étudiées et des modes de recueil de données.
En effet, les auteurs ne différencient pas toujours abus et dépendance, consommation
actuelle ou passée, consommation de cannabis ou d’autres substances
psychoactives.
L’étude de Hatsukami et coll. (1986) a comparé les caractéristiques cliniques
de patientes ayant un diagnostic isolé de boulimie (n = 45) à celles de boulimiques
ayant des antécédents de troubles thymiques (n = 34), et de boulimiques
ayant une expérience actuelle ou passée d’abus de substances psychoactives
sans autre trouble psychiatrique associé (n = 34). Les patientes
consommatrices de substances psychoactives utilisaient davantage de diurétiques
pour contrôler leur poids, connaissaient plus de problèmes professionnels.

 

Neurotransmetteur

 

Noradrénaline
 Sites, synthèse et libération

La noradrénaline est synthétisée à partir de la tyrosine dans plusieurs régions différentes du cerveau . Elle est libérée par les vésicules synaptiques dans la fente synaptique , où elle peut se lier aux récepteurs spécifiques noradrénergiques sur les membranes présynaptique et postsynaptique.

 Récepteurs adrénergiques et récepteurs ß1 postsynaptiques

Il existe deux types principaux de récepteurs noradrénergiques sur la membrane postsynaptique - ?1 et ß1. Les récepteurs ß1 sont le sous-type le plus important, ayant un effet stimulant sur le neurone  postsynaptique.

 Récepteurs ? 2 présynaptiques

Contrairement aux récepteurs de la membrane postsynaptique, le sous-type principal de récepteurs adrénergiques dans la membrane présynaptique est celui des récepteurs ?2. L'activation de ces récepteurs exerce un effet négatif, inhibant la libération de noradrénaline du neurone présynaptique.

 Récepteurs présynaptiques ß2

L'activation des récepteurs présynaptiques ß2 engendre une libération accrue de noradrénaline par le neurone présynaptique. Il est activé en présence de basses concentrations de noradrénaline dans la fente synaptique.

 Dégradation de la noradrénaline

La noradrénaline est dégradée soit par la monoamine-oxydase dans le neurone présynaptique, soit par la COMT sur la membrane postsynaptique.

Sérotonine
 Sites, synthèse et libération

La sérotonine (5HT) est synthétisée dans le neurone présynaptique à partir du tryptophane ; les fibres nerveuses sérotoninergiques innervent la majorité du cerveau. Tout comme la noradrénaline, la sérotonine est libérée par les vésicules synaptiques dans la fente synaptique, où elle peut se lier à ses récepteurs spécifiques.

 Récepteurs 5HT1A postsynaptiques

Les récepteurs 5HT1A ont un effet négatif sur la propagation de l'impulsion nerveuse. La liaison de la sérotonine à ce récepteur récepteur engendre l'ouverture des canaux ioniques et l'activation d'autres protéines, aboutissant à l'inhibition de l'impulsion nerveuse.

 Récepteurs 5HT2A postsynaptiques

Contrairement au récepteur 5HT1A, l'activation du récepteur 2A exerce un effet stimulant sur la transmission des impulsions nerveuses, mais il est également assisté par les canaux ioniques et les autres protéines.

 Dégradation de la sérotonine

Contrairement à la noradrénaline, la sérotonine est dégradée uniquement par la monoamine-oxydase dans le neurone présynaptique et ne peut pas être dégradée par la COMT.

 Sérotonine et troubles de l'humeur

De nombreux troubles de l'humeur sont associés à des concentrations réduites de sérotonine. On utilise souvent des traitements entravant la dégradation de la sérotonine dans le traitement de ces troubles affectifs.

 

Source : http://fr.brainexplorer.org/brain_atlas/Brainatlas_index.shtml
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Rapport de l’ONU : le cannabis en hausse

 

160 Millions de consommateurs de cannabis. Le marché noir génère un chiffre d’affaires annuel de 320 milliards de dollars
Le rapport 2005 de l’Onu sur les drogues montre une forte progression de la consommation de cannabis et une hausse des opiacés. Des tendances mondiales présentes aussi sur le continent européen. Seule les drogues de synthèse sont en baisse.
Un chiffre d’affaires annuel de 320 milliards de dollars, supérieur au PIB de 9 pays sur 10 dans le monde, un nombre de toxicomanes en hausse de 8%, avec quelques 200 millions de consommateurs de stupéfiants : le marché de la drogue se porte bien. Le rapport annuel de l’Onu publié mercredi, soulignant cette vitalité, le présente d’ailleurs comme "difficile" à gérer. La popularité croissante du cannabis inquiète l’ONU, car cette drogue était consommée par plus de 160 millions de personnes en 2004, soit 10 millions de plus que l’année précédente, selon le rapport 2005 du Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).

Cette augmentation de la consommation de cannabis est visible en Europe comme ailleurs ; mais le marché européen voit aussi "le degré de pureté de l’héroïne s’accroître", signe d’une offre en hausse, s’inquiète l’UNODC. Avec près de 16 millions de personnes dépendantes dans le monde, l’héroïne fait en effet partie, tout comme les opiacés et la cocaïne, des autres stupéfiants en progression après le cannabis.

Considérées comme les "drogues les plus problématiques" par l’Onu, les opiacés apparaissent encore en Europe comme la préoccupation principale en termes de santé publique. Le continent se caractérise également par une progression du marché de la cocaïne dans 14 pays, relève le rapport.

L’Afghanistan s’impose sur le marché des opiacés

Ces types de drogues proviennent de plus en plus souvent d’Afghanistan, qui représente aujourd’hui 87% du marché mondial et qui est responsable à lui seul de la hausse de la production, malgré une baisse au Laos et en Birmanie. Comme la consommation, la production de cannabis apparaît en forte hausse, avec une progression de 25% entre 2003 et 2004, de 40.000 tonnes. "Tous les indicateurs - production, saisies et consommation - indiquent que le marché mondial continue de progresser" et "tout porte à croire que cette expansion va se poursuivre", s’alarme l’Onu.

Seule nouvelle dans ce panorama 2005 des stupéfiants : les drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamines et ecstasy) sont en repli, avec 34 millions de consommateurs. La baisse de leur consommation mondiale s’explique principalement par le démantèlement d’un grand nombre de laboratoires clandestins en Thaïlande, ainsi que par un recul de ce type de drogue aux Etats-Unis. Au plan mondial, les saisies de drogue sont restées stables, le cannabis représentant plus de la moitié des saisies et les produits opiacés un quart.

rapport 2005 de l’ONU sur les drogues

Source : http://news.tf1.fr/news/sciences

3/5/2008

La mélancolie

 

Définition
melancolie L'histoire de ce mot, racontée par Littré au moyen de citations, est fort instructive. Il signifie littéralement bile (kolh ) noire (melas) et fut d'abord un terme médical, fondé sur la théorie des humeurs. Il désignait une folie triste. Au XVIIe siècle, on semble avoir été sans complaisance à l'égard de cette folie.

«Surtout je redoutais cette mélancolie
Où j'ai vu si longtemps votre âme ensevelie.»
Racine, Andromaque.

«J'ai honte de montrer tant de mélancolie, dit de son côté Horace», un des personnages de Corneille.

Quant à Boileau, il traite la mélancolie comme une faute de style: «modère les bouillons de ta mélancolie.»

Le mot s'éloigne ensuite de son sens médical pour désigner une tristesse vague et plutôt douce qui sera un état de grâce à l'époque romantique, que Rousseau inaugure ainsi: «Ô mélancolie enchanteresse! ô langueur d'une âme attendrie! combien vous surpassez les turbulents plaisirs, la gaité folâtre, la joie emportée , et tous les transports qu'une ardeur sans mesure offre aux désirs effrénés des amants!»

L'équivalent de la mélancolie est appelé aujourd'hui dépression. L'image d'une implosion, d'un effondrement a remplacé celle d'un débordement, d'un excès d'humeur noire.

La notion de dépression n'a toutefois pas chassé celles d'humeur et de mélancolie des manuels de psychiatrie. Dans le Précis pratique de psychiatrie, de Duguay et Ellenberger, (Maloine -Chênelière et Stanké) l'auteur de l'article sur les maladies de l'affectivité, Charles Dumas, nous rappelle que les mots manie et mélancolie remontent à l'antiquité grecque, qu'Aristote avait remarqué que les artistes et les penseurs étaient sujets à la tristesse. Il nous apprend même que la Bible, dans une allusion aux états dépressifs de Saül et de Job, évoque les bienfaits de la musicothérapie: «David pinçait la harpe pour calmer et soulager Saül quand l'esprit mauvais de Dieu fondait sur lui.».

«Au cours des siècles, explique Charles Dumas, les deux mots, manie et mélancolie, seront employés pour qualifier toutes formes de folie et délires, la manie désignant les folies totales, la mélancolie, les folies partielles...[...] À la fin du XIXe siècle les grandes maladies de l'affectivité se regrouperont autour de la psychose maniaco-dépressive et de la mélancolie d'involution.[...]La psychanalyse assimilera la mélancolie à une réaction de deuil anornale.»

Enjeux
Une vénérable tradition rattache la mélancolie aux études. Les intellectuels, du moins au sens large du terme, sont plus nombreux que jamais aujourd'hui. Sommes-nous plus que jamais menacés de mélancolie?

Essentiel
«Je suis le ténébreux - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie;
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.»
Gérard de Nerval, El Desdichado

«L’air, les raisins et le vin des bords de Garonne sont d’excellents antidotes contre la mélancolie.»
Montesquieu

Documentation
Guardini, Romano. De la mélancolie. Traduit de l'allemand par Jeanne Ancelet-Eustache. Paris, Seuil, 1952.

Burton, Robert (1577-1640). The anatomy of melancholy, what it is, with all the kinds, causes, symptomsm prognostics,m and several cures of it. In three patitions. With their several sections, members, and subsections, philosophically, medically, historically opened and cut up. By Democritus Junior [pseud.]. With a satirical preface, conducing to the following discourse. Philadelphia, J. W. Moore; New York, J. Wiley, 1850, iii-xiv, 15-670 p. (Making of America Books, mode image)
Traduction française : Anatomie de la mélancolie. Traduction de Bernard Hoepffner. Paris, Éditions José Corti, 2000

Ballestra-Puech, Sylvie (Université de Nice). Héroïsme, mélancolie et marginalité (Journées d'agrégation en Ligne 2002-2003 : "Littérature générale et comparée : Héroïsme et marginalité") - Centre de recherches Hubert de Phalèse, Université Paris 3

"La dépression. De la mélancolie à la fatigue d'être soi" (dossier), Magazine littéraire, n°411, juillet-août 2002 - sommaire

Jean Roudaut, "Feuilles séchées d'ancolies", Magazine littéraire, no 244, juillet-août 1987

Patrick Dandrey, Les tréteaux de Saturne. Scènes de la mélancolie dans l'Europe ancienne (Antiquité -18e siècle), Paris, Klincksieck, coll. "Le Génie de la mélancolie", 2003, 308 p. Brève présentation sur Fabula.org

Source :  http://agora.qc.ca/thematiques/inaptitude.nsf/Pages/Presentation